Attirer les femmes entrepreneures et encourager les femmes à démarrer leur entreprise

Pilier 3

Attirer les femmes entrepreneures et encourager les femmes à démarrer leur entreprise

Les entreprises lancées et exploitées par des femmes sont le cœur même de nos métropoles, de nos villes et de nos villages. Toutefois, aussi dynamiques qu’elles soient, la vaste majorité d’entre elles restent petites et n’ont que de faibles perspectives de croissance. Or, les femmes pourraient profiter des nombreuses occasions qui se présentent à elles pour créer et diriger davantage d’entreprises au fort potentiel de croissance visant une portée nationale ou internationale.

Nous proposons donc quatre recommandations pour inspirer, encourager et outiller les filles et les femmes qui se lancent en affaires avec l’intention de réussir et de bâtir une entreprise prospère. Nous nous attendons à des gains importants à la fois pour les femmes et pour les économies américaine et canadienne au fur et à mesure que l’entrepreneuriat féminin augmentera. Le Conseil soumet les recommandations suivantes :

1. « Vous êtes prête » : une campagne qui stimule l’entrepreneuriat par les femmes afin d’en tirer un avantage concurrentiel international pour les États-Unis et le Canada.

Nous croyons qu’une campagne « Vous êtes prête » suivant les lignes générales du programme canadien « À nous le podium » lancé en amont des Jeux olympiques de 2010, à Vancouver, pourrait créer l’assise nécessaire pour faire croître de façon significative le nombre d’entreprises internationales menées par des femmes établies dans nos deux pays. Nous devons faire preuve de la même audace lorsque vient le temps de parler des femmes en affaires. Dans le cadre de cette campagne, nous devrions fixer le but d’atteindre la plus forte croissance d’entreprises menées par les femmes jamais vue en dix ans.

2. La collaboration officielle entre les groupes canadiens et américains qui appuient l’entrepreneuriat féminin.

Nombre d’organismes efficaces se dévouent à la cause de l’entrepreneuriat féminin et ils font vraiment toute une différence. Toutefois, nous pouvons en faire plus pour développer les réseaux, les outils et les formations afin d’appuyer les femmes entrepreneures, et la meilleure façon d’atteindre cet objectif est d’établir une coordination constante entre les États-Unis et le Canada.

3. Une éducation ciblée pour les femmes entrepreneures présentes et futures.

Nous appuyons de tout cœur les programmes éducatifs qui permettent aux jeunes enfants de rencontrer des experts et des modèles dans leur salle de classe. Des organismes comme Junior Achievement, Young Entrepreneurs et Girls Who Code, pour ne citer qu’eux, pourraient jouer un rôle précieux pour promouvoir cette mentalité. En parallèle, les secteurs privés et publics devraient tous deux augmenter le soutien accordé aux réseaux et aux incubateurs d’entrepreneuriat universitaires dans tout un éventail de domaines.

4. L’accès aux capitaux

L’accès aux capitaux demeure un des obstacles les plus importants pour les entreprises appartenant à des femmes. Nous recommandons la création d’outils et de programmes qui encouragent l’entrepreneuriat féminin et qui donnent aux femmes les outils nécessaires pour avoir accès aux capitaux nécessaires et pour lancer des entreprises ayant un fort potentiel de croissance. Ces enjeux essentiels seront examinés plus en profondeur dans le prochain rapport du Conseil, intitulé Faciliter l’accès des femmes au capital.

Tant de choses réalisées… Et tant de choses à faire.

Les femmes entrepreneures ont fait des avancées gigantesques au cours des dernières décennies. Que ces progrès soient mesurés par le nombre d’entreprises, leurs revenus, le nombre d’employés ou les impôts versés, la contribution de l’entrepreneuriat féminin aux économies américaine et canadienne a connu une croissance phénoménale.

Mais nous ne pouvons pas reposer sur nos lauriers. L’histoire de l’entrepreneuriat féminin est un récit marqué par un potentiel non réalisé. Les entreprises appartenant à des femmes sont concentrées dans seulement quelques secteurs et ont tendance à avoir une portée locale plutôt que nationale ou internationale. Plus important encore, les femmes sont gravement sous-représentées dans les domaines de l’économie numérique qui connaîtront sans doute la plus forte croissance dans les années à venir.

Si nous sommes fiers des progrès réalisés par les femmes entrepreneures, nous sommes également conscients que leur aventure ne fait que commencer.

Date de Publication: Mar, 2018